Maladies de l'épaule

Dr Alain Iserin
Clinique Bizet
12 Rue de Chaillot
75116 Paris

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Les raideurs de l'épaule




LA CAPSULITE RETRACTILE OU EPAULE GELEE

La capsulite rétractile représente la principale cause de diminution de la mobilité de l'épaule. Elle touche essentiellement la femme aux alentours de 50 ans. Elle s'accompagne de douleurs intenses et souvent nocturnes. L'évolution de cette pathologie se fait spontanément vers la guérison dans un délai de 12 à 24 mois.

 


ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

La capsulite rétractile correspond à un phénomène de rétraction de l'ensemble des ligaments situés autour de l'articulation de l'épaule, appelé "capsule". Le mécanisme de cette diminution de volume de la capsule est inconnu. Il est parfois favorisé par un traumatisme, ou un faux mouvement mais le plus fréquemment cette capsulite survient sans aucune cause apparente.

Toutefois on retrouve souvent un terrain propice au développement de cette pathologie : un choc psychologique (licenciement, deuil, divorce...), un contexte anxieux ou dépressif, ou bien encore l'existence d'un diabète.

La diminution du volume de la capsule entraîne une réduction de la mobilité de l'épaule vers l'avant, vers l'extérieur ou encore vers l'arrière (ne plus pouvoir attacher son soutien-gorge).

Elle s'accompagne d'une inflammation importante de cette capsule.

 


SYMPTOMES

L'évolution des symptômes se fait classiquement en trois phases :
- Une première phase, douloureuse, d'installation progressive qui peut durer quelques jours à quelques semaines.
- Une seconde phase, ou phase d'enraidissement proprement dite, au cours de laquelle s'installe progressivement une limitation des mouvements, tandis qu'en règle générale, les douleurs, surtout nocturnes, tendent à diminuer.
- Lors de la troisième phase, la raideur est le plus souvent indolore, et diminue progressivement, évoluant vers une récupération très souvent complète, en 12 à 24 mois. Cette évolution, considérée comme toujours favorable laisse rarement persister une limitation définitive de la mobilité.


DIAGNOSTIC ET EXAMENS COMPLEMENTAIRES

C'est uniquement l'histoire naturelle des symptômes, l'âge du patient et le contexte dans lequel cette pathologie évolue, qui caractérise la capsulite rétractile : limitation de la mobilité en élévation antérieure, en rotation externe coude au corps, ou bien le bras vers l'arrière.
 
Les radiographies simples de l'épaule  montrent le plus souvent peu de signes.

L'échographie peut être utile pour s'assurer de l'intégrité des tendons de la coiffe.

Une scintigraphie peut montrer une hyperfixation au niveau de l'épaule.

Mais en cas de doute diagnostic une arthrographie (injection de produit de contraste dans l'articulation) montrera une réduction du volume de l'articulation (10 ml au lieu de 20).


TRAITEMENTS

Le traitement conservateur est la solution thérapeutique de choix avec la patience. On peut proposer, pour diminuer l'intensité de la douleur, une ou deux infiltrations pratiquées dans l'articulation de l'épaule. Ces infiltrations n'ont pas  d'effet sur la mobilité.

On conseille une auto-rééducation pour entretenir sa mobilité à l'aide d'un manche à balai. La rééducation avec un kinésithérapeute en phase aiguë a peu d'intérêt. On peut également conseiller d'aller entretenir sa mobilité en piscine.

Lorsque la douleur a nettement diminué, et que seule la raideur persiste, on peut attendre la guérison spontanée dans des conditions plus confortables.

Les traitements agressifs ont peu d'indications. Il s'agit de mobiliser l'épaule, sous anesthésie, ou encore de proposer une section de la capsule, sous endoscopie. Ces traitements n'ont pas montré qu'ils pouvaient réduire de façon significative la durée du cycle d'évolution de la capsulite.

 


LES AUTRES RAIDEURS DE L'EPAULE

On notera essentiellement :




EN RESUME

La capsulite rétractile est probablement la cause de douleurs la plus fréquente de l'épaule, surtout chez la femme après 50 ans. Elle évolue le plus souvent dans un contexte d'anxiété. Cette pathologie guérit seule, et le plus souvent sans séquelle, au décours d'une durée d'évolution variant de 12 à 24 mois. Une ou deux infiltrations intra-articulaires peuvent améliorer le confort du patient pendant le cycle évolutif.

 

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